C'est une question classique, et la réponse dépasse le simple CVAC : elle touche au droit de la copropriété. Au Québec, la confusion est fréquente parce que la frontière entre parties privatives et parties communes n'est pas toujours évidente — et elle varie d'un immeuble à l'autre. Voici comment s'y retrouver.
Dans une copropriété divise, chaque unité a deux « zones » :
La question du nettoyage des conduits dépend de la catégorie dans laquelle ils tombent — et ce n'est pas toujours clair sans lire la déclaration de copropriété.
C'est le cas le plus fréquent dans les condos neufs ou rénovés. Chaque unité possède sa propre fournaise ou thermopompe, ses propres conduits, son propre échangeur d'air. Dans ce cas, c'est le copropriétaire qui est responsable du nettoyage de ses conduits — comme il l'est du nettoyage de son tapis ou du remplacement d'un robinet.
Certains immeubles, surtout plus anciens ou très haut de gamme, ont un système CVAC central qui dessert plusieurs condos. Dans ce cas, le syndicat est responsable des conduits principaux (partie commune), mais parfois les embranchements qui entrent dans chaque unité sont privatifs. Il faut lire la déclaration de copropriété.
Beaucoup d'immeubles ont une ventilation d'évacuation commune (salles de bain, hotte de cuisine) qui passe dans un conduit collectif, et un apport d'air neuf ou un chauffage individuel. Ici, la responsabilité est partagée : le syndicat s'occupe du conduit collectif, chaque copropriétaire de sa portion privative.
Trois sources à consulter, dans cet ordre :
Petite exception souvent oubliée : les conduits de sécheuse. Dans la plupart des immeubles, le conduit passe à travers les parties communes mais commence dans votre condo. La responsabilité typique :
Mais attention : un conduit de sécheuse qui cause un incendie peut engager la responsabilité civile du copropriétaire. Raison de plus pour le nettoyer régulièrement.
Si vous êtes copropriétaire et que vous n'avez aucune idée de l'historique d'entretien de vos conduits, faites une demande de soumission auprès d'un professionnel et posez la question au syndicat en parallèle. Dans 9 cas sur 10, la réponse est « c'est à vous » — et c'est une bonne chose à régler avant de faire face à une mauvaise qualité d'air ou, pire, un sinistre.
Si vous êtes au syndicat et que vous hésitez à faire nettoyer les parties communes, sachez qu'un entretien régulier est souvent une exigence explicite ou implicite des assurances de l'immeuble. En cas de réclamation, une négligence d'entretien peut entraîner un refus.
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